Création de l’ensemble Arborescence

Lugentium siccentur oculi, plaudant senes, exultent parvuli, umbre mortis quoniam regio quos tenuit, splendoris visio (Philippe de Vitry) « Que sèchent les yeux des affligés, qu’applaudissent les vieillards, qu’exultent les enfants, puisque, sur ceux que retenait la contrée de l’ombre de la mort, s’est levée une splendide vision » Apogée du projet de recherche « Chanter les Motets de Philippe de Vitry » (CMPV), la création de l’ensemble Arborescence constitue le point de convergence des chemins parcourus : interprétation de la musique polyphonique entre Ars antiqua et Ars Nova, encodages et éditions diplomatiques et critiques des manuscrits du Corpus Motetorum Philippo de Vitry, mises en pratique de la science du chant (notation, solmisation, contrepoint, ornementation, improvisation, composition), rencontres entre poèmes et musiques, expérimentations sur la prononciation des textes, espace de réflexion sur les concerts entre musiques du passé et du présent.
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Traducthon 2021

Loin de se limiter à l’édition musicale, le projet Vitry affiche depuis ses origines l’amition de parvenir à une meilleure compréhension et à une traduction cohérente des textes des motets. Encore fallait-il pour cela dénicher des spécialistes prêts à travailler en interdisciplinarité sur des poèmes qui ont pu échapper à l’attention des médiolatinistes pour la seule raison qu’ils nous sont transmis par des manuscrits musicaux. Avec Pascale Bourgain et Cédric Giraud, il était difficile de faire un meilleur choix.
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Porte ouverte sur le graphisme musical

Pour son premier séminaire de l’année 2020, tenu à Royaumont, le projet Vitry a planché de manière intensive sur la question du rendu graphique. Si les principes d’encodage sont maintenant arrêtés à quelques détails près, et alors que la transcription des manuscrits va bon train, il faut maintenant songer de manière plus précise à la présentation des données musicales. La future édition Vitry sera mixte : à la fois électronique et imprimée.
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Pour une fidélité non mimétique

La transcription d’un manuscrit médiéval ne se conçoit pas sans le souci d’une certaine « fidélité »… Certes, mais fidélité à quoi ? Un transcripteur « fidèle » devrait-il aujourd’hui s’astreindre à reproduire dans ses moindres détails l’agencement spatial de la source sur laquelle il travaille ? Un temps envisagé, un tel programme nous paraît à présent problématique. Nos transcriptions sont des fichiers informatiques qui ont la forme d’un texte, celui-ci devant être à la fois scriptible par l’humain et lisible par la machine.
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Pourquoi un code de saisie ?

Lorsqu’on a pour ambition l’encodage informatique de données musicales, la première idée qui vient à l’esprit est d’utiliser à cette fin l’un des logiciels d’édition musicale qui se sont répandus ces dernières années, et que musiciens et musicologues ont, au prix de loubables efforts, appris à manier. C’est là que les problèmes commencent… Entre les adeptes de « Da capo© », les fanatiques de « Grieg® » et les inconditionnels de « Ionico™ » ou de tout autre éditeur wysiwyg, la guerre de religion est programmée.
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